Une proportion importante de sujets asthmatiques rapporte que leurs symptômes respiratoires sont pires au travail sans que ces sujets soient atteints d'asthme professionnel avec ou sans période de latence (voir ci-haut). La présence d'asthme précède alors le début de la vie professionnelle. Non seulement ces sujets rapportent-ils plus de symptômes au travail mais ils utilisent aussi plus souvent leur bronchodilatateur de dépannage, leur calibre bronchique est moins satisfaisant et, lorsque l'on examine leur expectoration, ils ont plus de «neutrophiles» (sorte de globules blancs). On ne sait rien des causes et des mécanismes de cette détérioration asthmatique et on ignore quelles pourraient être les conséquences à long terme sur l'évolution de la maladie asthmatique.